Informer son client de l'usage de l'IA et recueillir son consentement
Un praticien qui utilise un outil d'IA dans un accompagnement doit le dire à son bénéficiaire et, s'il y en a un, au commanditaire : quels usages, quelles données, où elles sont traitées, combien de temps, et le droit de refuser sans conséquence. Une clause dans le contrat et un e-mail d'information avec une question de consentement explicite suffisent dans la plupart des cas ; le skill rédige les deux, plus la version commanditaire et le paragraphe pour votre site, à partir de la description de vos outils.
Les 2 skills de la branche Confidentialité et RGPD
Sommaire · Les étapes
Les étapes
- Lister vos outils et vos usages : préparation, notes, synthèses, rédaction administrative ; et ce qui ne passe jamais par l'IA (contenu brut des séances, santé, données sensibles).
- Vérifier trois points chez votre fournisseur : lieu de traitement, entraînement sur vos données, durée de rétention. Un point inconnu s'écrit « [à vérifier] », jamais inventé.
- Rédiger la clause de contrat (environ 150 mots) : finalité, outils, données concernées et exclues, lieu, durée, droits, responsabilité humaine.
- Rédiger l'e-mail d'information, qui se termine par une question à deux options : « j'accepte » / « je préfère un accompagnement sans outil d'IA ».
- Adapter au commanditaire si contrat tripartite : même information, sans aucun détail sur le contenu des séances.
- Conserver la réponse, datée, avec le contrat.
Ce que dit la clause, et ce qu'elle ne dit pas
Elle dit l'usage, les exclusions, le fournisseur et le pays, la durée, le droit de refuser ou de retirer son accord sans conséquence, et que chaque document est relu et assumé par le praticien. Elle ne promet pas que l'outil est « sûr » ni « conforme » en soi, ne cite aucun chiffre de gain de temps, et ne vaut pas avis juridique : faites-la relire par un juriste si vous exercez dans plusieurs pays ou pour un grand compte.
Limites et cadre
Le Code d'éthique ICF 2025 (standard 2.5) engage le coach à remplir ses obligations éthiques à travers les systèmes technologiques qu'il utilise et à les divulguer ; le Global Code of Ethics v4 exige un contrat qui fixe les arrangements de confidentialité et interdit tout partage de données sans consentement ; le RGPD impose l'information des personnes et un consentement libre, spécifique et révocable quand il sert de base légale ; l'article 50 de l'AI Act ajoute la transparence sur les contenus générés. Le skill cite ces textes et s'y tient ; il ne les interprète pas pour un cas particulier.
La clause couvre aussi ce que le Code d'éthique ICF 20256 attend d'un accord : ce qui est partagé avec le commanditaire (2.2), les cas où la confidentialité est levée (2.3), le sort des enregistrements (2.4) et l'annonce d'un double rôle (3.7). Selon le cadre, elle reprend les règles propres au bilan de compétences (Code du travail, art. L6313-4, R6313-7 et R6313-8), à l'outplacement (code de déontologie Syntec Conseil9, art. 17 et 31) ou à la formation (AI Act, art. 50).
Extrait du skill
Clause de divulgation, modèle que le skill adapte à vos outils :
« Dans le cadre de cet accompagnement, j'utilise des outils d'intelligence artificielle pour [préparer mes séances / structurer mes notes / rédiger des documents de synthèse]. Ces outils ne reçoivent jamais d'informations permettant de vous identifier, ni de données relatives à votre santé : mes notes sont anonymisées avant tout traitement. Les données sont traitées par [fournisseur, pays de traitement] et conservées [durée]. Chaque document est relu et assumé par moi. Vous pouvez refuser cet usage ou retirer votre accord à tout moment, sans conséquence sur l'accompagnement. »
Le skill complet produit quatre blocs à partir de la description de vos outils : la clause contractuelle, l'e-mail d'information avec la question de consentement, la version destinée au commanditaire et le paragraphe pour votre site, puis la liste des points à vérifier avant envoi.
Questions fréquentes
Un e-mail suffit-il, ou faut-il un avenant au contrat ?
Pour un accompagnement en cours, un e-mail d'information avec réponse explicite et conservée suffit généralement ; pour les nouveaux contrats, intégrez la clause. En contrat tripartite, informez aussi le commanditaire, sans détail sur le contenu des séances.
Que faire si le bénéficiaire refuse ?
Accompagner sans outil d'IA, sans conséquence sur la relation ni sur le prix : c'est ce que la clause promet. Notez le refus avec la date.
Dois-je nommer le fournisseur de l'outil ?
Oui, ainsi que le pays de traitement et la durée de conservation : ce sont les informations qu'une personne attend pour décider. Si vous changez d'outil, informez à nouveau.
Sources
- Code d'éthique ICF 2025, étude de cas sur le standard 2.5 (technologie et IA), ICF, 2025
- Cadre et standards IA pour le coaching, résumé des rapports, ICF, novembre 2024
- Global Code of Ethics v4, EMCC France, décembre 2025
- Règlement (UE) 2024/1689 (AI Act), EUR-Lex
- Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), EUR-Lex
- Code d'éthique ICF 2025, International Coaching Federation (en vigueur le 1er avril 2025)
- Charte de l'outplacement individuel, Syntec Conseil
- Code du travail, articles L6313-4 et R6313-4 à R6313-8 (bilan de compétences), Légifrance
- Code de déontologie des cabinets de conseil en évolution professionnelle, Syntec Conseil, septembre 2020
Et ce résultat, vous le mettez où ?
Et ce résultat, vous le mettez où ?
Une clause produit dans un assistant généraliste finit dans un fichier, sans date, sans lien avec le dossier du bénéficiaire. Dans un outil métier, il devient une clause du contrat signé électroniquement et un consentement daté dans le dossier du bénéficiaire, horodaté, visible du bénéficiaire et du commanditaire et exportable pour un audit ou un financeur. C'est ce que fait Nath, l'IA souveraine européenne de Teasio, avec vos données et sans copier-coller.
